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Confier son coeur à quelqu’un. Voilà ce qu’on fait quand on tombe amoureux . On lui laisse la chance de détruire ce qu’on a de plus précieux mais aussi , d’en prendre le plus grand soin. Le mien aujourd’hui est réduit en miette, à poussiere, je le sens écrasé sous le poid de la souffrance, de la culpabilité et du désamour. Malgré tout ce qu’il s’est dit, il en a pris grand soin, au quotidien. Il l’a choyé, chouchouté, manipulé avec précaution. Bien qu’aujourd’hui, il ai décidé de le briser, je défend quiconque d’oser remettre en question ce soin qu’il a pris il fut un temps.

J’ai vu avec lui, bien plus grand que ce que je ne pensais pouvoir voir. J’ai vu mes rêves mais pas seulement, j’ai vu mes rêves avoir de jour en jour une chance de plus de devenir réalité. Des rêves basiques, des rêves que l’on peut trouver auprès de n’importe qui à ce qu’on dit aujourd’hui. Mais les rêves d’une vie. Une vie de famille, de maison, d’enfants, de chiens. Et pas dans un futur plus qu’incertain mais dans
un futur voulu à deux, au même moment. Un jour grisâtre à Paris même, où après une parfaite communion des corps, comme deux pièces faites pour s’assembler, l’évidence devenait palpable ; une envie commune, un destin en commun. 2 ans plus tard j’obtains des boucles d’oreilles au symbole de l’infini, mais ça c’est une autre histoire. Avec lui j’aurai connu ce que je ne pensais connaitre, avec certes du négatifs, tel que rentrer dans ces fameuses statistiques, mais surtout la vie commune et les joies qui s’y prêtent. Je lui ai donné ce que plus personne n’aura jamais; cette première vie commune. Ce n’etait pas n’importe quoi, je suis parti avec lui, quittant tout sur mon chemin, passé, doutes, famille même.Pour une seule et même raison; je l’ai senti, je l’ai senti depuis le début, ce sentiment indescriptible qui te fait dire que c’est lui dont tu as besoin , dont tu veux les bras pour te réconforter. C’est lui le premier et tout se passera bien.

Deux ans plus tard, et du chaos entre temps, mon coeur chavire encore et toujours. Mon corps, mon coeur, ma tête le veut, là tout de suite, près de moi, comme le réconfort qu’il a toujours été mais pas seulement.
Comme l’épaule sur laquelle pleurer, comme le torse sur lequel je me suis endormi tant de fois, les yeux dans lesquels j’ai eu pour
habitude de voir tant d’amour, les lèvres que j’ai effleuré maintes et maintes fois, ses bras qui m’ont serrés si fort. Je n’en ai pas eu assez.
D’aucuns diront que je suis masochiste, moi je dis que je suis amoureuse. J’ai été fière de lui sans jamais le lui dire, fière de sa réussite scolaire, professionnelle, sportive. Fière d’avoir quelqu’un que je jugeais aussi bien à mon bras.

Je l’ai aimé dans toutes les situations, même les pires, même quand elles allaient à l’encontre de mes valeurs. J’étais sa petite femme et j’y croyais.
Il est dur de perdre tout ce en quoi on croit, perdre ses reperds, perdre la personne à qui on tient le plus finalement. Mais tout en portant ce
fardeau au quotidien : savoir qu’on aurait pu et du faire mieux. On entend beaucoup “mieux vaut tard que jamais”. Parfois , on a le sentiment qu’il est juste trop tard pour tout. On se sent dans un mauvais remake de “Pierre et le loup”, où à force d’en parler, il n’y croit plus. Dans ces moments;  il ne reste guère plus que les yeux pour pleurer, le coeur serré, étouffé entre deux spasmes.


L’amour vous fait faire des choses que vous ne vous pensez même pas capable de faire. J’ai prié de toutes mes forces pour lui, pour qu’il ne lui arrive rien, j’ai supplié ce en quoi je ne pensais pas croire, de prendre soin de lui. L’amour m’a porté, m’a poussé à faire un tas de choses. Même dans les pires moments , j’y crois encore. Mon coeur me dit que si l’amour est assez fort, tout est possible. Après tout, c’est l’amour qui porte ce monde.

L’odeur de sa peau, ses yeux, sa barbe, ses bras, son torse, ses cuisses, ses fesses, son nez, son sourire, tout chez lui était
à mon sens, parfait. Je l’aime en son entier , et 2ans plus tard, je peux encore le dire.
J’ai le sentiment d’être une junkie qu’on essaye de sevrer. Il me manque, c’est viscéral. Il n’était plus après de moi depuis plusieurs mois mais j’ai soudainement comme un vide immense, un trou à la place du coeur. Celui qu’il possède encore.
Aujourd’hui, si on me demandait mon type d’homme, je répondrais- j’en suis certaine- sa description même. Car au final, mon type d’homme; c’est lui.

Cette histoire reste à mes yeux inachevée et quoi qu’il en soit, il détient toujours mon coeur. Malgré qu’il soit brisé, si il le veut, il peut le faire battre à nouveau.

BROKEN.